20 août 2016

Techniques du Gros-oeuvre

Structure en maçonnerie d’éléments et béton

Le parpaing, ou « agglo », BBM, creux ou à bancher (remplissage de béton)…, est un élément de construction bien connu constitué de granulats et de ciment; c’est un matériaux très utilisé dans le monde en maçonnerie, qu’importe ses dimensions ou sa forme. Très résistant à la compression si le harpage est bien réalisé selon les règles de l’art, il est cependant très mauvais en qualité thermique, ce qui oblige de recourir à une forte isolation, avec pour conséquence une perte de surface importante si celle-ci est réalisée en intérieure (ITI).

Malgré tout, ce matériaux reste majoritairement utilisé car il est économique. Néanmoins, une étude précise du coût réel d’une paroi isolée selon la performance minimale à atteindre peut le mettre en concurrence avec un autre type de matériaux: le bloc de béton cellulaire plus connu sous le nom de « SIPOREX ». Ce matériaux possède pour une même épaisseur un avantage thermique indéniable de même qu’un déphasage thermique bien plus intéressant (délai de transfert de la température) avec la possibilité de réduire les épaisseurs d’isolation en face intérieure. Le prix du montage seul peut sembler important mais il est utile de prendre en compte différents avantages qui vont influer sur le budget consacré à l’énergie dès l’occupation du bâtiment, et le confort d’usage.

Le choix des matériaux pour la structure des bâtiments est très important. En Corse, la réglementation thermique en vigueur (RT2012) est étrange, notamment en ce qui concerne la valeur « TICréf » qui correspond à la température de confort de référence. Cette valeur est trop élevée vis-à-vis des températures de l’été, et probablement des autres saisons avec le réchauffement climatique. C’est pourquoi, la conception des parois, doit être pensée pour être plus efficiente et procurer un meilleur confort d’été que les exigences réglementaires, et avec un bon équilibre financier (budget réel de la construction, et bénéfice économique à l’usage). Le choix du béton cellulaire est pertinent dans une construction « traditionnelle ».

Nous pouvons vous proposer une offre pour l’un ou l’autre de ses matériaux avec éventuellement un estimation budgétaire à l’usage (jusqu’à 10 ans).

Une maison individuelle peut aussi être construite en béton armé, tel un immeuble, mais il est préférable de choisir cette option uniquement en soubassement ou sur contraintes (terrain par exemple).

Toute les constructions reposent sur des fondations: radier, semelles filantes, isolées, micro-pieux ou puits… Selon la nature du terrain, et pour éviter les mauvaises surprises (fissurations…), il convient de procéder à une étude de sol, surtout en cas de construction sur terrain en pente et/ou sol argileux. Après résultat, les fondations sont dimensionnées en conséquence afin d’assurer la bonne stabilité de la construction. Ces fondations sont majoritairement des semelles filantes: il s’agit de faire une tranchée au droit des murs porteurs, disposer les aciers spéciaux et de remplir de béton.

Les étages ou le rez-de-chaussée sont matérialisés par un plancher. Les planchers sont généralement constitués de poutrelles et d’hourdis, qui peuvent eux-mêmes être en aggloméré de ciment, bois, PVC ou en polystyrène, très utilisé pour l’isolation, à compléter ou non avec une autre isolation en sous-face ou en surface (sous chape par exemple). Un plancher peut également être en béton armé coulé sur toute son épaisseur, un coffrage bois ou des « pré-dalles » sont alors posés en sous-face. Chaque plancher fait l’objet d’une étude préalable selon les exigences thermiques et mécaniques (poids permanent à supporter, poids ponctuel, portée entre appuis…).

Nous pouvons mettre en oeuvre tout type de « montage » courant de maçonnerie, y compris les spécificités régionales (hors pierres), dont les briques 6x11x22 (style du nord de la France, Belgique, Pays-Bas…), et dans le respect de la réglementation (DTU 20.xx) et règles de l’art. Bien qu’un bâtiment peut se construire rapidement, il ne faut pas bâtir à la hâte, car des temps d’attente sont aussi à respecter et qu’un délai réaliste est toujours proposé; il tient compte des temps de séchages du béton pour atteindre la résistance demandée, tant pour les fondations avant élévation des murs, que pour un plancher. Le non respect de certains délais ou préconisations peut engager la qualité et la stabilité de la structure.

 

Charpente de toiture

Nous proposons 3 possibilités de toiture: charpente traditionnelle (pannes, chevrons, liteaux…), charpente industrialisée (fermettes) ou béton (toit-terrasse ou pente).

La charpente industrialisée est économique, pratique à mettre en oeuvre et résistante tant son ancrage est correcte. Elle permet une couverture en tôles ondulées (avec ou sans tuiles) ou par tuiles à emboîtement. Son principal inconvénient est une perte de l’espace en comble en cas de pente faible. Il est toutefois possible de réserver un espace « central » si les dimensions le permettent.

La charpente traditionnelle est constitué d’élément de forte section, souvent en 2 pentes et entre murs pignons espacés de 4,00m maximum (au-delà, c’est techniquement possible en NailWeb par exemple, ou avec des fermes intermédiaires). Elle permet d’avoir un comble dégagé, ce qui est souvent appréciable et pratique (stockage, création de pièce…). En revanche son coût peut être important suivant la nature du projet et son niveau de hauteur (levage des éléments).

Le toit-terrasse béton est plus rare car soumis à autorisation de l’urbanisme. Néanmoins c’est une option intéressante car il s’agit d’un plancher, avec l’avantage de pouvoir surélever le bâtiment plus-tard tout en ayant déjà un plancher et son isolation. En revanche, cela peut nécessiter la présence non élégante de poteaux ou placement de murs porteurs dans l’espace aménagé; il s’agira alors de bien étudier cet aménagement.

Le toit béton en pente est à réserver aux constructions sans besoin d’isolation, et préserve un espace comme la charpente traditionnelle.

Le choix du type de charpente dépendra du type de projet, la réglementation en vigueur (thermique et urbanisme), mais surtout de l’accès chantier car s’il s’agit d’une charpente industrialisée, il faut que cet accès soit compatible avec la manœuvre des camions de livraison et la longueur des éléments de charpente. L’accessibilité est prise en compte pour les conceptions et les propositions de prix.